How to reduce poverty?


https://ted.com/talks/view/id/1769

“Change comes slowly,” says architect Paul Pholeros. He should know; he has spent the last 30 years working on urban, rural, and remote architectural projects throughout his native Australia and beyond. In particular, he is focused on improving the living environments of the poor, understanding that environment plays a key and often overlooked role in health.

An architect himself, Pholeros met his two co-directors in the organization Healthabitat in 1985, when the three were challenged by Yami Lester, the director of a Aboriginal-controlled health service in the Anangu Pitjatjantjara Lands in northwest South Australia, to “stop people getting sick.” The findings from that project have guided their thinking ever since, as Pholeros and his partners work to improve sanitation, connect electricity, and provide washing and water facilities to indigenous communities. Above all, the teams focus on engaging these local communities to help themselves–and to pass on their skills to others. In this way, a virtuous circle of fighting poverty is born.

Since 2007, Healthabitat has expanded its work beyond Australia, working on similar projects in the Kathmandu Valley in Nepal. In 2011, the firm was awarded the international UN Habitat and Building and Social Housing Foundation’s World Habitat Award, and a Leadership in Sustainability prize from the Australian Institute of Architects. In 2012, Healthabitat was one of the six Australian representatives at the Venice International Architectural Biennale.

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On reading the Koran


https://ted.com/talks/view/id/1045

Lesley Hazleton sat down one day to read the Koran. And what she found — as a non-Muslim, a self-identified “tourist” in the Islamic holy book — wasn’t what she expected. With serious scholarship and warm humor, Hazleton shares the grace, flexibility and mystery she found, in this myth-debunking talk.

Onomasticon


This learned term comes from Greek. Onomasticon; from, onomastikon, onomastikona, meaning in Greek, “consisting on names.” It consists in a list of names, particularly of the proper names within a given culture as a philological aid to their meaning and etymology, as found for instance in Plato’s Cratylus. The Onomasticon of Julius Pollux from the second century A.D. is a ten-volumed lexicon containing the most important words related to a wide range of subjects (music, theater, politics, nature, crime, crime, reliogion, etc.) with short explanations, illustrated with quotations from ancient writers. It is suggested that Onomasticona were used in Wisdom writing, for example, Jb 28; 38-39; 41; Wisdom of Solomon 7:17-23; Sirach 43, etc. Each of these deals with knowledge of the wonders of nature. The Onomasticon of Eusebius, published about A.D. 328, is a treatise on the names and places of the Bible; it was translated into Latin by Jerome.

Social determinants


Since we are all now in the same global boat—inhabitants in the same global village—, it is essential for us to understand quite deeply our history as humanity struggling in this planet. Seeking unity of humankind—our relavant relationships with our neighbors and all peoples alike—, we must work in the noble task of comprehend the genesis and evolution of the dominant ideas of the modern world.

On the other hand, I do believe that it is indeed very demostrable that all thinking and all action are compromised by ignorance of what has gone before. Most of us love to believe that we live in a kind of timeless innocence, until something not good or ugly or, worst, lethal, happens to us. Then, I assume and believe these three social determinants are the guideposts or guiding principles in our age: (1) democracy—the search for the goverment from and through the people, (2) equality before the law—we’re all human beings, (3) the unity of the peoples of the world—e pluribus unum.

Appealing to reality


As much as has occurred in science as in ordinary life, if we know something just by name, we can conclude that we do not know it at all. To try to grasp true reality, it’s in our best interest at last to ponder acute details from the features of this reality and try to produce some real figure (quantification) from its entiety or way of being. 

This much history from the last two hundred years has taught us that the great revolutions which have occurred in such fields as physics, politics, medicine, astronomy and other arenas from the human endeavor were due in huge part to new quantificable data. Asorted by new and more powerful instruments and our ability to interpret the data, scientists and seminal thinkers were able to see beyond the ordinary and made the extraordinary common to all.

To create a much better world and continue in our task of understanding our reality, we must procure in our societies a vigorous abet for the expression of unpopular views, widespread literacy, sustain substantive debate, insert a common familiarity with critical thinking, feed skepticism from matters of opinion, establish real political action and a soaring curiosity among their younger generations.

In peri nomen et verbum


Praemittit autem huic operi Philosophus prooemium, in quo sigillatim exponit ea, quae in hoc libro sunt sunt tractanda. Et quia omnis scientia praemittit ea, quae de principiis sunt; ideo oportet intendenti tractare de enunciatione praemittere de partibus eius.

Unde dicit; Primum oportet constituere, idest definire quid sit nomen et quid sit verbum. In greaco habetur, Primum oportet poni et idem significat. Quia enim demostrationes definitiones praesupponunt, ex quibus concludunt, merito dicuntur positiones. Et ideo praemittuntur hic solae defiitiones eorum, de quibus agendum est: quia ex definitionibus alia cognoscuntur.

Désavantage social


La question de la démocratie qui nous est posée aujourd’hui, c’est au fond celle de savoir dans quelle mesure nous sommes aujourd’hui capables, pour reprendre une expression de Robert Castel, de continuer à former, ou de recommencer à former une société qui soit une « société de semblables ».

Une société de semblables, c’est-à-dire une société qui soit vraiment capable d’intégrer l’ensemble de ses membres, et qui se donne les moyens de contenir au maximum les inégalités.

Pour contribuer à la discussion sur cette question, je voudrais simplement ici proposer trois observations factuelles et une remarque épistémologique.

Les trois observations porteront sur des faits qui peuvent constituer aujourd’hui des sources de difficultés, des obstacles pour aller précisément dans ce sens, celui de la refondation d’une cité de semblables.

Pour que mon propos soit sans ambiguïté, il va de soi que j’adhère complètement et pleinement à cet objectif à la fois civique et politique.

Ma seule préoccupation est de m’arrêter sur des faits qui peuvent faire difficulté dans cette voie, et sur lesquels il faut par conséquent réfléchir.

Ces faits, ces observations, ne prétendent nullement être exhaustifs. Il y aurait certainement bien d’autres éléments à mentionner.

J’ai par contre délibérément choisi trois faits qui vont me conduire à me situer à des niveaux différents de la hiérarchie sociale.

Extension du domaine de désavantage social

Le premier fait est – malheureusement – d’une grande banalité : il s’agit de l’ampleur qu’a atteint, dans notre société, ce que l’on peut appeler le phénomène du désavantage social, le phénomène que représente l’existence de « groupes désavantagés ».

J’entends par là des groupes dont les membres sont en situation vulnérable, sont exposés au chômage, à la précarité, aux emplois durs et mal rémunérés, à la relégation dans certains cas…

Lorsque l’on regarde la société française telle qu’elle est aujourd’hui (et de ce point de vue, je suis profondément d’accord avec les critiques que Louis Chauvel n’a cessé de formuler, ces dernières années, contre la thématique de la moyennisation), on ne peut pas ne pas être frappé par l’étendue du phénomène et par le nombre de groupes qu’il affecte.

Il y a d’une part tout un pan des salariés d’exécution du secteur privé : ces ouvriers frappés, aujourd’hui plus que jamais, par le chômage, la marginalisation, le fait de travailler dans des entreprises en déclin, et plus largement par tout ce processus de détérioration de la condition ouvrière sur lequel, depuis plusieurs années déjà, des travaux de sociologues ont attiré l’attention ; ces salariés occupant, dans les services et le tertiaire, ce qu’il est convenu d’appeler les emplois peu qualifiés…

Tout un pan du salariat d’exécution du privé est aujourd’hui en situation de désavantage social.

Et par ailleurs, il y a les jeunes. Les jeunes de familles populaires, bien sûr, d’abord et avant tout, et notamment les jeunes issus de l’immigration.

Mais c’est aussi toute une partie des jeunes diplômés de l’université qui rencontre, aujourd’hui, on le sait, de grandes difficultés pour accéder à l’emploi, et qui n’y parvient que dans des conditions précaires, marquées par le déclassement…

De la politique de l’excellence aux inégalités intracatégorielles

La deuxième observation que je voudrais faire, pour me déplacer dans la hiérarchie sociale, concerne les catégories supérieures.

Il me semble qu’il y a aujourd’hui un trait assez largement commun à la culture d’une grande partie de ces catégories, en tout cas si l’on considère les fractions de ces catégories occupant des positions dirigeantes.

Cet aspect, c’est l’importance qu’a prise, dans ces catégories, la culture de l’excellence, de la performance, de la compétence. Au coeur de cette culture, il y a une idée qui concerne la gouvernance des entreprises et des organisations.

C’est l’idée qu’il faut aller vers une gouvernance qui, beaucoup plus qu’elle ne l’a fait jusqu’ici, valorisera la performance et l’excellence, individualisera les carrières offertes aux uns et aux autres, et ceci en fonction des performances, des compétences, des résultats obtenus par les uns et par les autres.

Il me paraît assez clair que cette conception de la gouvernance est aujourd’hui un élément central de la culture des catégories dirigeantes.

Une caractéristique de cette culture est qu’elle peut être tout à fait favorable, d’un côté, en tout cas sur le principe, à des mesures visant à lutter contre les inégalités et les discriminations liées à l’origine (par exemple à l’origine ethnique).

Mais d’un autre côté, elle est profondément favorable à l’introduction, dans les entreprises et les organisations, d’un surcroît d’inégalités en fonction du « mérite » et des performances.

Cette conception de la gouvernance est repérable, dès le début des années 1990, dans les évolutions qui affectent la gestion du personnel dans les entreprises privées, notamment dans les grandes entreprises.

Ce sont les politiques d’individualisation des rémunérations, qui se développent nettement à partir des années 1990. C’est l’apparition, dans les réflexions menées au sein du MEDEF, d’une philosophie de la gouvernance substituant la logique de la compétence à la logique de la qualification, etc.

Et ce qu’il faut aussi souligner, c’est que cette philosophie est aujourd’hui également repérable, de manière très claire, dans toutes sortes de politiques menées dans le secteur public.

Sans revenir d’ailleurs sur les mouvements récents à l’Université, il me semble, là encore, assez clair que cette conception de la gouvernance des organisations est la philosophie sur laquelle ont reposé une grande partie des réformes qui ont été menées depuis deux ans à l’Université et dans le monde de la recherche.

Une précision tout d’abord : je ne me dissimule pas que toutes ces questions sont compliquées. Je n’ignore évidemment pas que ce type de conception du fonctionnement des entreprises et des organisations, avec l’idée qu’il faut valoriser l’excellence, individualiser les trajectoires en fonction de l’évaluation des performances des uns et des autres, ne manque pas d’arguments.

Elle peut parfaitement se plaider et se défendre. Il n’empêche qu’on ne peut pas ne pas constater que si la mise en œuvre d’une telle philosophie devait se poursuivre, s’étendre et s’accentuer dans les prochaines années.

Dans le secteur privé comme dans le secteur public, il y aurait là un facteur assez considérable de creusement et d’accentuation d’inégalités, non pas tant entre catégories sociales différentes mais entre membres d’une même catégorie.

Ces fameuses inégalités « intracatégorielles » sur lesquelles de nombreux économistes et sociologues ont réfléchi depuis une quinzaine d’années.

Il semble bien, en effet, qu’une des évolutions caractéristiques de notre société comme plus largement de nombreuses sociétés occidentales contemporaines est qu’aux inégalités sociales classiques, entre catégories sociales différentes.

S’ajoutent de plus en plus des inégalités « intracatégorielles », entre membres d’une même catégorie socio-professionnelle. Ces inégalités ont été très largement causées par l’éclatement et la diversification des statuts d’emploi.

Mais il saute aux yeux que la politique de l’excellence, des compétences, de la valorisation des performances et surtout de l’individualisation des trajectoires pourrait être à l’avenir un facteur extrêmement important d’accentuation des inégalités intracatégorielles, et donc aussi de remise en cause des solidarités au sein des groupes.

La tripartition de la conscience sociale dans les catégories modestes

Je descends maintenant, ce sera ma troisième observation, à des niveaux intermédiaires de l’espace social. Je ferai brièvement référence à une enquête que je mène depuis longtemps, pour m’arrêter sur l’un des constats auxquels elle m’a conduit.

Je travaille depuis plusieurs années sur les conducteurs des bus de la RATP en région parisienne, ceux qu’on appelle les machinistes, c’est-à-dire des gens dont on peut dire qu’ils sont à la frontière des catégories populaires et des classes moyennes salariées.

Dans la division sociale du travail au sein de leur entreprise, les conducteurs des bus de la RATP occupent une position subordonnée.

Ils sont en bas de la hiérarchie : même s’ils disposent d’une large autonomie dans la conduite de leur travail, ce sont des exécutants, qui mettent en œuvre des consignes et des tâches qui leur sont données par leur hiérarchie.

Avec comme conséquence que, comme beaucoup d’ouvriers et d’employés, beaucoup d’entre eux adhèrent spontanément à une représentation binaire de la société.

Fondée sur une opposition entre le haut d’une part – les dirigeants, les puissants, ceux qui possèdent l’instruction, la puissance, l’argent – et d’autre part ceux qui sont en dessous, les simples exécutants, les ouvriers, les employés, ceux dont ils estiment de manière générale faire partie.

De sorte que pendant assez longtemps, j’ai pensé retrouver chez eux tous un type de représentation sociale dont Richard Hoggart avait montré, dans des textes très connus, l’importance dans le monde des ouvriers et des classes populaires anglaises des années 1950 : une opposition entre « eux », ceux du haut, et « nous », ceux du bas, les exécutants.

Ordinatur ad scientiam demonstrativam


Deinde cum dicit: caeterae igitur relinquantur etc., ostendit quod de sola enunciativa est agendum.

Et dicit quod aliae quatuor orationis species sunt relinquendae, quantum pertinet ad praesentem intentionem: quia earum consideratio convenientior est rhetoricae vel poeticae scientiae. Sed enunciativa oratio praesentis considerationis est.

Cuius ratio est, quia consideratio huius libri directe ordinatur ad scientiam demonstrativam, in qua animus hominis per rationem inducitur ad consentiendum vero ex his quae sunt propria rei.

Et ideo demonstrator non utitur ad suum finem nisi enunciativis orationibus, significantibus res secundum quod earum veritas est in anima.

Sed rhetor et poeta inducunt ad assentiendum ei quod intendunt, non solum per ea quae sunt propria rei, sed etiam per dispositiones audientis.

Unde rhetores et poetae plerumque movere auditores nituntur provocando eos ad aliquas passiones, ut philosophus dicit in sua rhetorica.

Et ideo consideratio dictarum specierum orationis, quae pertinet ad ordinationem audientis in aliquid, cadit proprie sub consideratione rhetoricae vel poeticae, ratione sui significati; ad considerationem autem grammatici, prout consideratur in eis congrua vocum constructio.

Réflexion sur la construction de l’intimité moderne


Dans l’œuvre de Michelle Perrot, Histoire de chambres constitue un aboutissement. La richesse du livre résulte tout d’abord de l’ensemble des savoirs accumulés par l’auteur au fil de ses recherches successives.

Mais, à l’évidence, l’ouvrage n’est pas que récapitulation. Michelle Perrot présente non pas une histoire de la chambre – elle s’en défend –, mais un long parcours, qui réserve les attraits d’une promenade.

Il permet au lecteur de prendre conscience des divers éléments de l’objet, tels qu’ils se dessinent durant ce « long siècle caméral » qui s’étend de la Renaissance aux années 1960.

Le propos est étayé par de brèves incursions dans l’Antiquité ; il est prolongé par l’analyse de la situation actuelle, puis par l’énoncé de quelques données prospectives.

Cette longue méditation sur l’évolution de la chambre est scandée par une série d’arrêts sur image qui procurent de saisissants effets de réel.

Les travaux initiaux de Michelle Perrot concernant la genèse de l’enquête sociale, ainsi que son grand livre consacré aux ouvriers en grève, nourrissent les descriptions de la chambre des travailleurs du XIXe siècle.

Exposé ordonné par les schèmes alors obsédants de la promiscuité, de l’entassement, par la nécessité nouvellement ressentie et proclamée de séparer les corps. Ici, l’étude se fonde sur des écrits où se mêlent en permanence l’hygiène et la morale.

Michelle Perrot s’est, dès les années 1970, consacrée à l’histoire des femmes, au point de s’imposer, aujourd’hui, comme l’une des éminentes spécialistes de cette discipline.

Or il se trouve que la chambre constitue une forme de clôture longtemps identifiée à la féminité. Les femmes, plus que d’autres, écrit Michelle Perrot.

« Ont la mémoire silencieuse des chambres ; de ces chambres qui ont rythmé leurs vies, leurs passages du temps ».

Ce primat du féminin caractérise particulièrement ce long XIXe siècle durant lequel la femme règne sur l’intérieur familial, tandis que l’homme se trouve engagé dans la mêlée sociale.

Dans cette même perspective, Michelle Perrot s’est longuement consacrée à l’histoire de la sphère privée, au centre de laquelle se tient la chambre conjugale.

Son livre bénéficie des recherches effectuées à l’occasion de sa préparation du quatrième tome de la série dirigée par Philippe Ariès et Georges Duby.

Enfin, Michelle Perrot s’est imposée, très vite, comme l’historienne de la prison. Son dialogue savant avec Michel Foucault, un séminaire tenu en compagnie de Robert Badinter.

La direction de grandes thèses, dont celle de Jacques-Guy Petit, l’étude du Panoptique de Bentham, l’analyse du long débat sur les bienfaits et les méfaits de la prison cellulaire la rendaient particulièrement apte à traiter de toutes les formes de réclusion.

L’éventail de ces curiosités, le recoupement de ces recherches antérieures conduisaient logiquement à cette histoire de la chambre qui en constitue le point nodal.

Mais le livre n’est pas que le fruit d’une longue et brillante carrière d’historienne. Ainsi, le lecteur se trouve vite frappé par une fascination nouvelle, timidement avouée par Michelle Perrot dans l’introduction de son livre.

Je veux parler de l’attrait du « grand siècle », celui de la chambre du roi, des lits à baldaquin, des charmes de la « ruelle » ; grand siècle de l’intériorité, de la tentation pascalienne de demeurer en sa chambre ou de se retirer dans son poêle, à la manière de Descartes.

Siècle des mystiques qui se clôt par la querelle du quiétisme et par les affres de cette Madame Guyon qui, aujourd’hui, fascine les historien(ne)s des femmes.

Siècle au cours duquel s’élabore une topologie de l’âme, dans le désir même de rencontre, voire de fusion avec le divin ; ce qui suggère une analogie entre le centre de l’âme et la chambre où l’on tente de vivre ces extases.

Michelle Perrot, admiratrice de George Sand et analyste des journaux intimes des jeunes filles et des femmes du XIXe siècle, se délecte tout autant, on le sent, de la lecture de l’abbé Brémond.

C’est pourquoi elle n’occulte pas – contrairement à bien d’autres – la dimension sacrale de la chambre, que rappelle, jusqu’au cœur du XXe siècle, la présence du prie-Dieu.

C’est aussi ce qui fait la richesse des très beaux chapitres du livre consacrés à la place de la chambre dans les artes moriendi. La description de celle du malade, de celle de l’agonisant, de celle où se déploient les rites mortuaires sont de grandes réussites.

Le livre, qui présente ainsi toute une gamme de gisants, est aussi méditation sur la disparition. Chateaubriand est, pour sa part, plusieurs fois revenu sur les portes des chambres qui se ferment, pour évoquer la dissolution des groupes familiaux.

Se situant dans la perspective de Marc Bloch et de Lucien Febvre, Michelle Perrot continue de penser que l’exploration du passé doit s’enraciner dans l’observation du présent ; d’où la curiosité qu’elle manifeste à l’égard des expériences contemporaines de la chambre.

Elle se tient à l’écoute des sociologues, des ethnologues, des ethnopsychiatres qui se sont penchés sur celle d’aujourd’hui. Michelle Perrot s’est toujours présentée comme une historienne soucieuse des problèmes de son siècle.

En témoignent son engagement initial dans le mouvement social comme son militantisme en faveur de la cause des femmes. Il n’est donc pas étonnant de lire qu’elle se préoccupe des nouvelles formes que revêt l’entassement des êtres et les méfaits de la promiscuité.

Elle ne cache pas sa sympathie à l’égard des mal logés, de toutes les victimes de l’habitat précaire et des sans domicile fixe d’aujourd’hui. Jamais elle n’oublie, à ce propos, que simple « couchage » n’est pas chambre.

Enunciativam orationem significatur


Sed quia intellectus vel ratio, non solum concipit in seipso veritatem rei tantum, sed etiam ad eius officium pertinet secundum suum conceptum alia dirigere et ordinare; ideo necesse fuit quod sicut per enunciativam orationem significatur ipse mentis conceptus, ita etiam essent aliquae aliae orationes significantes ordinem rationis, secundum quam alia diriguntur.

Dirigitur autem ex ratione unius hominis alius homo ad tria: primo quidem, ad attendendum mente; et ad hoc pertinet vocativa oratio: secundo, ad respondendum voce; et ad hoc pertinet oratio interrogativa: tertio, ad exequendum in opere; et ad hoc pertinet quantum ad inferiores oratio imperativa; quantum autem ad superiores oratio deprecativa, ad quam reducitur oratio optativa: quia respectu superioris, homo non habet vim motivam, nisi per expressionem sui desiderii.

Quia igitur istae quatuor orationis species non significant ipsum conceptum intellectus, in quo est verum vel falsum, sed quemdam ordinem ad hoc consequentem; inde est quod in nulla earum invenitur verum vel falsum, sed solum in enunciativa, quae significat id quod mens de rebus concipit.

Et inde est quod omnes modi orationum, in quibus invenitur verum vel falsum, sub enunciatione continentur: quam quidam dicunt indicativam vel suppositivam. Dubitativa autem ad interrogativam reducitur, sicut et optativa ad deprecativam.