How to reduce poverty?


http://ted.com/talks/view/id/1769

“Change comes slowly,” says architect Paul Pholeros. He should know; he has spent the last 30 years working on urban, rural, and remote architectural projects throughout his native Australia and beyond. In particular, he is focused on improving the living environments of the poor, understanding that environment plays a key and often overlooked role in health.

An architect himself, Pholeros met his two co-directors in the organization Healthabitat in 1985, when the three were challenged by Yami Lester, the director of a Aboriginal-controlled health service in the Anangu Pitjatjantjara Lands in northwest South Australia, to “stop people getting sick.” The findings from that project have guided their thinking ever since, as Pholeros and his partners work to improve sanitation, connect electricity, and provide washing and water facilities to indigenous communities. Above all, the teams focus on engaging these local communities to help themselves–and to pass on their skills to others. In this way, a virtuous circle of fighting poverty is born.

Since 2007, Healthabitat has expanded its work beyond Australia, working on similar projects in the Kathmandu Valley in Nepal. In 2011, the firm was awarded the international UN Habitat and Building and Social Housing Foundation’s World Habitat Award, and a Leadership in Sustainability prize from the Australian Institute of Architects. In 2012, Healthabitat was one of the six Australian representatives at the Venice International Architectural Biennale.

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Onomasticon


This learned term comes from Greek. Onomasticon; from, onomastikon, onomastikona, meaning in Greek, “consisting on names.” It consists in a list of names, particularly of the proper names within a given culture as a philological aid to their meaning and etymology, as found for instance in Plato’s Cratylus. The Onomasticon of Julius Pollux from the second century A.D. is a ten-volumed lexicon containing the most important words related to a wide range of subjects (music, theater, politics, nature, crime, crime, reliogion, etc.) with short explanations, illustrated with quotations from ancient writers. It is suggested that Onomasticona were used in Wisdom writing, for example, Jb 28; 38-39; 41; Wisdom of Solomon 7:17-23; Sirach 43, etc. Each of these deals with knowledge of the wonders of nature. The Onomasticon of Eusebius, published about A.D. 328, is a treatise on the names and places of the Bible; it was translated into Latin by Jerome.

Social determinants


Since we are all now in the same global boat—inhabitants in the same global village—, it is essential for us to understand quite deeply our history as humanity struggling in this planet. Seeking unity of humankind—our relavant relationships with our neighbors and all peoples alike—, we must work in the noble task of comprehend the genesis and evolution of the dominant ideas of the modern world.

On the other hand, I do believe that it is indeed very demostrable that all thinking and all action are compromised by ignorance of what has gone before. Most of us love to believe that we live in a kind of timeless innocence, until something not good or ugly or, worst, lethal, happens to us. Then, I assume and believe these three social determinants are the guideposts or guiding principles in our age: (1) democracy—the search for the goverment from and through the people, (2) equality before the law—we’re all human beings, (3) the unity of the peoples of the world—e pluribus unum.

Le déclin du mariage, un problème social ?


Les évolutions de la structure familiale américaine sont marquées, comme partout en Occident, par un relatif déclin de la nuptialité, la progression des divorces et de la monoparentalité. Recensé : James Q. Wilson, The Marriage Problem. How our Culture has Weakened Families, New York, HarperCollins, 2002, 274 p.

Célèbre criminologue conservateur, professeur de science politique à Harvard, James Q. Wilson voit dans la déchéance du mariage une des principales causes de l’aggravation des problèmes sociaux.

La thèse, ancienne, pourrait prêter à sourire si elle n’avait pas une influence directe sur les politiques sociales américaines.

Il n’en reste pas moins que le mariage reste valorisé, même chez les parents célibataires. On liste, dans le désordre, quelques-uns des principaux constats relevés par Wilson.

  • En 2000, la moitié seulement des ménages américains avaient à leur tête un couple marié, contre 78 % en 1950 et 61 % en 1980.
  • Parmi les familles ayant des enfants de moins de 18 ans, moins des trois quarts avaient à leur tête un couple marié en 2000. Cette proportion était de 93 % en 1950 et de 81 % en 1980.
  • La proportion de naissances hors mariage est passée de 12 % en 1970 à 18 % en 1980 et à plus du tiers aujourd’hui.
  • En 1963, 83 % des femmes âgées de 25 à 55 ans étaient mariées. En 2000, cette proportion est nettement inférieure aux deux tiers.
  • En 1960, un cinquième des enfants noirs vivaient avec leur mère isolée, sans leur père. Vers 2000, c’est le cas du cinquième des enfants blancs, et de plus de la moitié des enfants noirs.
  • Les trois quarts des maternités précoces (des naissances avant la majorité des mères) sont le fait d’adolescentes non mariées. Dans le cas des jeunes filles noires mineures qui ont des enfants, 90 % d’entre elles ne sont pas mariées.
  • Les parents célibataires sont trois fois plus nombreux que les parents mariés à connaître des problèmes de drogue et d’alcool.
  • La moitié des enfants qui vivent dans un ménage dirigé par une femme isolée sont en situation de pauvreté.

Face à cette situation, des responsables politiques, libéraux et conservateurs, en sont venus à promouvoir le mariage comme stratégie de lutte contre la pauvreté.

Des fonds ont été affectés à cette fin. Dans le cadre de la réforme du Welfare votée en 1996 sous l’ère Clinton, les États ont été incités à encourager la formation et le soutien des familles biparentales.

L’administration Bush a débloqué 300 millions de dollars pour soutenir le mariage (primes de mariage, cours de préparation au mariage, réduction des allocations en cas de naissances hors mariage, etc.).

Wilson se fait le champion du mariage pour revaloriser la famille, aujourd’hui fortement remise en question par l’individualisation des comportements et la privatisation des mœurs.

Par une formule, il résume les évolutions familiales des deux ou trois derniers siècles : auparavant l’individu appartenait à la famille, désormais la famille appartient à l’individu.

Chacun, dans ce contexte, peut donc faire ce qu’il veut en termes de comportements reproductifs et matrimoniaux, ce qui, pour Wilson, est une corruption morale fondamentale.

Désavantage social


La question de la démocratie qui nous est posée aujourd’hui, c’est au fond celle de savoir dans quelle mesure nous sommes aujourd’hui capables, pour reprendre une expression de Robert Castel, de continuer à former, ou de recommencer à former une société qui soit une « société de semblables ».

Une société de semblables, c’est-à-dire une société qui soit vraiment capable d’intégrer l’ensemble de ses membres, et qui se donne les moyens de contenir au maximum les inégalités.

Pour contribuer à la discussion sur cette question, je voudrais simplement ici proposer trois observations factuelles et une remarque épistémologique.

Les trois observations porteront sur des faits qui peuvent constituer aujourd’hui des sources de difficultés, des obstacles pour aller précisément dans ce sens, celui de la refondation d’une cité de semblables.

Pour que mon propos soit sans ambiguïté, il va de soi que j’adhère complètement et pleinement à cet objectif à la fois civique et politique.

Ma seule préoccupation est de m’arrêter sur des faits qui peuvent faire difficulté dans cette voie, et sur lesquels il faut par conséquent réfléchir.

Ces faits, ces observations, ne prétendent nullement être exhaustifs. Il y aurait certainement bien d’autres éléments à mentionner.

J’ai par contre délibérément choisi trois faits qui vont me conduire à me situer à des niveaux différents de la hiérarchie sociale.

Extension du domaine de désavantage social

Le premier fait est – malheureusement – d’une grande banalité : il s’agit de l’ampleur qu’a atteint, dans notre société, ce que l’on peut appeler le phénomène du désavantage social, le phénomène que représente l’existence de « groupes désavantagés ».

J’entends par là des groupes dont les membres sont en situation vulnérable, sont exposés au chômage, à la précarité, aux emplois durs et mal rémunérés, à la relégation dans certains cas…

Lorsque l’on regarde la société française telle qu’elle est aujourd’hui (et de ce point de vue, je suis profondément d’accord avec les critiques que Louis Chauvel n’a cessé de formuler, ces dernières années, contre la thématique de la moyennisation), on ne peut pas ne pas être frappé par l’étendue du phénomène et par le nombre de groupes qu’il affecte.

Il y a d’une part tout un pan des salariés d’exécution du secteur privé : ces ouvriers frappés, aujourd’hui plus que jamais, par le chômage, la marginalisation, le fait de travailler dans des entreprises en déclin, et plus largement par tout ce processus de détérioration de la condition ouvrière sur lequel, depuis plusieurs années déjà, des travaux de sociologues ont attiré l’attention ; ces salariés occupant, dans les services et le tertiaire, ce qu’il est convenu d’appeler les emplois peu qualifiés…

Tout un pan du salariat d’exécution du privé est aujourd’hui en situation de désavantage social.

Et par ailleurs, il y a les jeunes. Les jeunes de familles populaires, bien sûr, d’abord et avant tout, et notamment les jeunes issus de l’immigration.

Mais c’est aussi toute une partie des jeunes diplômés de l’université qui rencontre, aujourd’hui, on le sait, de grandes difficultés pour accéder à l’emploi, et qui n’y parvient que dans des conditions précaires, marquées par le déclassement…

De la politique de l’excellence aux inégalités intracatégorielles

La deuxième observation que je voudrais faire, pour me déplacer dans la hiérarchie sociale, concerne les catégories supérieures.

Il me semble qu’il y a aujourd’hui un trait assez largement commun à la culture d’une grande partie de ces catégories, en tout cas si l’on considère les fractions de ces catégories occupant des positions dirigeantes.

Cet aspect, c’est l’importance qu’a prise, dans ces catégories, la culture de l’excellence, de la performance, de la compétence. Au coeur de cette culture, il y a une idée qui concerne la gouvernance des entreprises et des organisations.

C’est l’idée qu’il faut aller vers une gouvernance qui, beaucoup plus qu’elle ne l’a fait jusqu’ici, valorisera la performance et l’excellence, individualisera les carrières offertes aux uns et aux autres, et ceci en fonction des performances, des compétences, des résultats obtenus par les uns et par les autres.

Il me paraît assez clair que cette conception de la gouvernance est aujourd’hui un élément central de la culture des catégories dirigeantes.

Une caractéristique de cette culture est qu’elle peut être tout à fait favorable, d’un côté, en tout cas sur le principe, à des mesures visant à lutter contre les inégalités et les discriminations liées à l’origine (par exemple à l’origine ethnique).

Mais d’un autre côté, elle est profondément favorable à l’introduction, dans les entreprises et les organisations, d’un surcroît d’inégalités en fonction du « mérite » et des performances.

Cette conception de la gouvernance est repérable, dès le début des années 1990, dans les évolutions qui affectent la gestion du personnel dans les entreprises privées, notamment dans les grandes entreprises.

Ce sont les politiques d’individualisation des rémunérations, qui se développent nettement à partir des années 1990. C’est l’apparition, dans les réflexions menées au sein du MEDEF, d’une philosophie de la gouvernance substituant la logique de la compétence à la logique de la qualification, etc.

Et ce qu’il faut aussi souligner, c’est que cette philosophie est aujourd’hui également repérable, de manière très claire, dans toutes sortes de politiques menées dans le secteur public.

Sans revenir d’ailleurs sur les mouvements récents à l’Université, il me semble, là encore, assez clair que cette conception de la gouvernance des organisations est la philosophie sur laquelle ont reposé une grande partie des réformes qui ont été menées depuis deux ans à l’Université et dans le monde de la recherche.

Une précision tout d’abord : je ne me dissimule pas que toutes ces questions sont compliquées. Je n’ignore évidemment pas que ce type de conception du fonctionnement des entreprises et des organisations, avec l’idée qu’il faut valoriser l’excellence, individualiser les trajectoires en fonction de l’évaluation des performances des uns et des autres, ne manque pas d’arguments.

Elle peut parfaitement se plaider et se défendre. Il n’empêche qu’on ne peut pas ne pas constater que si la mise en œuvre d’une telle philosophie devait se poursuivre, s’étendre et s’accentuer dans les prochaines années.

Dans le secteur privé comme dans le secteur public, il y aurait là un facteur assez considérable de creusement et d’accentuation d’inégalités, non pas tant entre catégories sociales différentes mais entre membres d’une même catégorie.

Ces fameuses inégalités « intracatégorielles » sur lesquelles de nombreux économistes et sociologues ont réfléchi depuis une quinzaine d’années.

Il semble bien, en effet, qu’une des évolutions caractéristiques de notre société comme plus largement de nombreuses sociétés occidentales contemporaines est qu’aux inégalités sociales classiques, entre catégories sociales différentes.

S’ajoutent de plus en plus des inégalités « intracatégorielles », entre membres d’une même catégorie socio-professionnelle. Ces inégalités ont été très largement causées par l’éclatement et la diversification des statuts d’emploi.

Mais il saute aux yeux que la politique de l’excellence, des compétences, de la valorisation des performances et surtout de l’individualisation des trajectoires pourrait être à l’avenir un facteur extrêmement important d’accentuation des inégalités intracatégorielles, et donc aussi de remise en cause des solidarités au sein des groupes.

La tripartition de la conscience sociale dans les catégories modestes

Je descends maintenant, ce sera ma troisième observation, à des niveaux intermédiaires de l’espace social. Je ferai brièvement référence à une enquête que je mène depuis longtemps, pour m’arrêter sur l’un des constats auxquels elle m’a conduit.

Je travaille depuis plusieurs années sur les conducteurs des bus de la RATP en région parisienne, ceux qu’on appelle les machinistes, c’est-à-dire des gens dont on peut dire qu’ils sont à la frontière des catégories populaires et des classes moyennes salariées.

Dans la division sociale du travail au sein de leur entreprise, les conducteurs des bus de la RATP occupent une position subordonnée.

Ils sont en bas de la hiérarchie : même s’ils disposent d’une large autonomie dans la conduite de leur travail, ce sont des exécutants, qui mettent en œuvre des consignes et des tâches qui leur sont données par leur hiérarchie.

Avec comme conséquence que, comme beaucoup d’ouvriers et d’employés, beaucoup d’entre eux adhèrent spontanément à une représentation binaire de la société.

Fondée sur une opposition entre le haut d’une part – les dirigeants, les puissants, ceux qui possèdent l’instruction, la puissance, l’argent – et d’autre part ceux qui sont en dessous, les simples exécutants, les ouvriers, les employés, ceux dont ils estiment de manière générale faire partie.

De sorte que pendant assez longtemps, j’ai pensé retrouver chez eux tous un type de représentation sociale dont Richard Hoggart avait montré, dans des textes très connus, l’importance dans le monde des ouvriers et des classes populaires anglaises des années 1950 : une opposition entre « eux », ceux du haut, et « nous », ceux du bas, les exécutants.

Speaking languages


Trying to ponder some statistics and reflect beyond that in world affairs and languages, I may say that Cameroon is the 58th most populous country on the planet, home to 0.29 percent of the world’s population. This year, about 320,000 new citizens will be born there.

In Brazil, the world’s fifth most populous country, just over three million babies, are born each year. India is number two: 3,750 babies are born there per hour, 540,000 per week. Bangladesh, the world’s seventh most populous country, while its population of 163 million, 2.4 percent of world’s population. Iceland ranks number 175, with 0.005 percent, of the world’s population. That’s nothing; it ranks next to Vanuatu, Belize and the Maldives.

While Indonesia ranks number 4th, Pakistan number 6th, Bangladesh number 7th, Russia number 8th, Japan 9th and Nageria 10th, Mexico becomes the world’s eleventh most populous country.

Only two nations have more space than Icelanders, Namibia and Mongolia. In Iceland, three persons share every square kilometer on average, while in Namibia and Mongolia, every square kilometer is inhabited by only two persons on average.

As you already knew or experienced, language is a sheer tool to communicate, I think that the educational system here in Mexico as in Germany or in any other not-speaking-English country is too focused on English as second language.  Though it has its advantages, it’s wrong to focus only in one. It narrows the mind and the perspective.

Personally I think it’s so important that I speak French and little bit of German. But I would also like to learn Russian or Japanese. If I would be in Belarus this week with only my English to rely on, the prospects could be so hopeless.

I’d also like to learn even other languages for when I’m traveling in West Africa or in the Middle East. It’s hard to travel in Mali and Cameroon, only speaking English. Or Russia, or China, or South Korea, or Brazil.

Undoubtly English is a good language in some parts of the world but hopeless in most. At least in the places I love to visit, or would like to visit. The world is richer while traveling to narrow it in one privilaged-perspective.

Une nouvelle menace pèse sur la mondialisation


Un pavillon noir voile la planète bleue. Qualifiée d’« obsolète » par des juristes des années 1930, puis de seulement informatique ou commerciale dans les années 1990, la piraterie renaît de ses cendres.

Ce sursaut ne date pas des détournements du Tanit, ni même du Ponant en 2008, ou de la mystérieuse disparition de l’Arctic Sea au mois d’août dernier.

Depuis la fin de la guerre froide et des patrouilles américaines ou soviétiques, et à la faveur de l’explosion du trafic maritime, alimenté par le miracle asiatique et la mondialisation, les pirates reprennent leurs activités.

En 1991 et 1992, le Bureau maritime international (BMI), qui dépend de la Chambre internationale du commerce, comptait quatre-vingt-huit et soixante-trois attaques en Insulinde (Indonésie, Malaisie, Philippines), ce qui conduisit à la mise en place du Centre régional de la piraterie (CRP ou Piracy Reporting Centre – PRC).

De même, sans attendre la déferlante pirate de 2008 dans le golfe d’Aden, il était déjà rapporté quarante-cinq attaques en Somalie et mer Rouge en 2003 et quarante-quatre en 2007.

Cette menace vieille comme la mer a toujours accompagné le commerce maritime. Vingt-et-un siècles avant les marins philippins, Jules César est lui-même pris en otage par des pirates.

Et deux millénaires avant l’armada du golfe d’Aden, Cnaeus Pompée est mandaté par le Sénat en 67 avant J.-C. pour lancer une vaste opération de nettoyage des côtes méditerranéennes.

Trois cents navires légers embarquant 120 000 marins et soldats traquent les forbans en Illyrie et en Cilicie où se concentrent les principaux foyers pirates. En quarante jours, 850 navires pirates sont détruits.

À cette époque, les approvisionnements en blé sont menacés. Ensuite l’or d’Amérique latine et du Sud est la proie des pirates des Caraïbes jusqu’à la reprise en main des États, particulièrement au lendemain de la guerre de Trente ans (1618-1648).

Aujourd’hui, certains experts s’inquiètent pour les flux d’or noir à la sortie du canal de Suez, à l’approche du détroit de Bab el Mandeb, ainsi que dans le détroit de Malacca.

La piraterie s’est toujours située au confluent des échanges maritimes qui supportent les vagues de mondialisations, d’une part, et des menaces issues des marges de ces mêmes mondialisations, d’autre part.

Les pirates rappellent en effet le poids de la mer dans l’économie : en 2007, 90 % des importations étaient chargées sur des bateaux contre 1 % sur des trains.

En 2001, une tonne équivalent pétrole permettait de transporter, pour un kilomètre parcouru, 127 000 tonnes de marchandises par voie maritime contre seulement 6 000 tonnes par chemin de fer.

La piraterie illustre aussi les nouvelles formes de menaces asymétriques, transnationales et non-étatiques qui émergent en période d’instabilité nationale ou régionale.

Les oubliés de la croissance, amers, alimentent les rangs de ces groupes. Parce que les deux tiers de la population mondiale vivent à moins de 80 kilomètres des côtes, il n’est pas étonnant de voir ce défi prendre la forme de la piraterie.

Au début des années 1990, les abordages se sont multipliés en mer de Chine, puis dans les détroits malais et plus épisodiquement dans les ports d’Asie du Sud.

Si aujourd’hui l’Indonésie a su sécuriser ses approches maritimes, la Somalie doit faire face à une explosion de la piraterie le long de ses côtes. Mogadishu devrait sans doute s’inspirer des mesures prises par Jakarta.

Au regard des enquêtes de terrain que nous avons menées entre 2000 et 2009 lors de plusieurs voyages en Indonésie dans les provinces des Riau, de l’archipel des Riau (Karimun, Batam, Bintan), de Jambi, de Sumatra-Sud et de Bangka-Belitung, il est apparu que la piraterie ne pouvait être considérée du point de vue seulement statistique ou naval.

La dimension sociale ainsi que la situation politique locale offrent un éclairage souvent instructif sur les possibilités d’éradication de ce fléau maritime.

Ces problématiques ont été appréhendées au sein du programme « Indonésie » de la RSIS (Rajaratnam School of International Studies) à Singapour, aussi bien à travers des entretiens avec des pirates (actuels, reconvertis ou en prison) que lors de séjours au sein de pelabuhan tikus (villages de pêcheurs faisant office de ports de contrebande et de repaires de pirates) au sud du détroit de Malacca.

 

This MUST happen in Mexico and other places abroad


Former Taiwan president Chen Shui-bian, known for fiery anti-China rhetoric while in office, was found guilty of corruption on Friday and sentenced to life in prison.

Taipei District Court convicted the two-term president on six charges related to bribery and corruption, closing a fractious, high-profile case that opened nearly three years ago and involved Chen’s wife and numerous family members and aides. He was also fined T$200 million ($6 million).

Several hundred supporters demonstrated near the court and some threw plastic bottles and trash at police in protest after the verdict and sentence were announced.

Prosecutors had charged Chen with embezzling T$104 million ($3.185 million) from a special presidential office fund, accepting bribes of about $9 million related to a land procurement deal and taking another $2.73 million in kickbacks to help a contractor win its bid for a government project.

Chen has said the charges were political, denied wrongdoing and will appeal against the verdict which is unlikely to affect China’s relations with President Ma Ying-jeou of the China-friendly Nationalist Party (KMT).

Chen’s wife, Wu Shu-chen, was convicted on seven counts of graft and also sentenced to life in jail, a court spokesman said in a televised address. She was fined T$700 million. Chen’s son and daughter-in-law were handed down sentences ranging from 20-30 months for related crimes.

While ruling from 2000-2008, Chen upset Beijing by advocating formal independence from China, which has claimed sovereignty over the self-ruled island since the end of the Chinese civil war in 1949.

Russia and the West


A months-long White House review of a pair of U.S. ballistic missile defense (BMD) installations slated for Poland and the Czech Republic is nearing completion. The review is expected to present a number of options ranging from pushing forward with the installations as planned to canceling them outright. The Obama administration has yet to decide what course to follow.

Rumors are running wild in Poland and the Czech Republic that the United States has reconsidered its plan to place ballistic defense systems in their countries. The rumors stem from a top U.S. BMD lobbying group that said this past week that the U.S. plan was all but dead.

The ultimate U.S. decision on BMD depends upon both the upcoming summit of the five permanent U.N. Security Council members plus Germany on the Iranian nuclear program and Russia’s response to those talks.

If Russia does not cooperate in sanctions, but instead continues to maintain close relations with Iran, we suspect that the BMD plan will remain intact. Either way, the BMD issue offers a good opportunity to re-examine U.S. and Western relations with Russia and how they have evolved.

Cold War vs Post-Cold War

There has been a recurring theme in the discussions between Russia and the West over the past year: the return of the Cold War. U.S. President Barack Obama, for example, accused Russian Prime Minister Vladimir Putin of having one foot in the Cold War. The Russians have in turn accused the Americans of thinking in terms of the Cold War.

Eastern Europeans have expressed fears that the Russians continue to view their relationship with Europe in terms of the Cold War. Other Europeans have expressed concern that both Americans and Russians might drag Europe into another Cold War.

For many in the West, the more mature and stable Western-Russian relationship is what they call the “Post-Cold War world.” In this world, the Russians no longer regard the West as an enemy, and view the other republics of the former Soviet Union (FSU) as independent states free to forge whatever relations they wish with the West. Russia should welcome or at least be indifferent to such matters.

Russia instead should be concentrating on economic development while integrating lessons learned from the West into its political and social thinking. The Russians should stop thinking in politico-military terms, the terms of the Cold War.

Instead, they should think in the new paradigm in which Russia is part of the Western economic system, albeit a backward one needing time and institution-building to become a full partner with the West. All other thinking is a throwback to the Cold War.

This was the thinking behind the idea of resetting U.S.-Russian relations. Hillary Clinton’s “reset” button was meant to move U.S.-Russian relations away from what Washington thought of as a return to the Cold War from its preferred period, which existed between 1991 and the deterioration of U.S.-Russian relations after Ukraine’s 2004 Orange Revolution. The United States was in a bimodal condition when it came to Russian relations: Either it was the Cold War or it was post-Cold War.

The Russians took a more jaundiced view of the post-Cold War world. For Moscow, rather than a period of reform, the post-Cold War period was one of decay and chaos. Old institutions had collapsed, but new institutions had not emerged. Instead, there was the chaos of privatization, essentially a wild free-for-all during which social order collapsed.

Western institutions, including everything from banks to universities, were complicit in this collapse. Western banks were eager to take advantage of the new pools of privately expropriated money, while Western advisers were eager to advise the Russians on how to become Westerners.

In the meantime, workers went unpaid, life expectancy and birth rates declined, and the basic institutions that had provided order under communism decayed — or worse, became complicit in the looting. The post-Cold War world was not a happy time in Russia: It was a catastrophic period for Russian power.

Herein lies the gulf between the West and the Russians. The West divides the world between the Cold War and the post-Cold War world. It clearly prefers the post-Cold War world, not so much because of the social condition of Russia, but because the post-Cold War world lacked the geopolitical challenge posed by the Soviet Union — everything from wars of national liberation to the threat of nuclear war was gone.

From the Russian point of view, the social chaos of the post-Cold War world was unbearable. Meanwhile, the end of a Russian challenge to the West meant from the Russian point of view that Moscow was helpless in the face of Western plans for reordering the institutions and power arrangements of the region without regard to Russian interests.

As mentioned, Westerners think in term of two eras, the Cold War and the Post-Cold War era. This distinction is institutionalized in Western expertise on Russia. And it divides into two classes of Russia experts. There are those who came to maturity during the Cold War in the 1970s and 1980s, whose basic framework is to think of Russia as a global threat.

Then, there are those who came to maturity in the later 1980s and 1990s. Their view of Russia is of a failed state that can stabilize its situation for a time by subordinating itself to Western institutions and values, or continue its inexorable decline.

These two generations clash constantly. Interestingly, the distinction is not so much ideological as generational. The older group looks at Russian behavior with a more skeptical eye, assuming that Putin, a KGB man, has in mind the resurrection of Soviet power. The post-Cold War generation that controlled U.S.-Russian policy during both the Clinton and Bush administrations is more interesting.

During both administrations, this generation believed in the idea that economic liberalization and political liberalization were inextricably bound together. It believed that Russia was headed in the right direction if only Moscow did not try to reassert itself geopolitically and militarily, and if Moscow did not try to control the economy or society with excessive state power.

It saw the Russian evolution during the mid-to-late 2000s as an unfortunate and unnecessary development moving Russia away from the path that was best for it, and it sees the Cold War generation’s response to Russia’s behavior as counterproductive.

The Post-Post Cold War World

The U.S. and other Westerners’ understanding of Russia is trapped in a nonproductive paradigm. For Russia, the choice isn’t between the Cold War or the Post-Cold War world.

This dichotomy denies the possibility of, if you will, a post-post-Cold War world — or to get away from excessive posts, a world in which Russia is a major regional power, with a stable if troubled economy, functional society and regional interests it must protect.

Russia cannot go back to the Cold War, which consisted of three parts. First, there was the nuclear relationship. Second, there was the Soviet military threat to both Europe and the Far East; the ability to deploy large military formations throughout the Eurasian landmass.

And third, there were the wars of national liberation funded and guided by the Soviets, and designed to create powers allied with the Soviets on a global scale and to sap U.S. power in endless counterinsurgencies.

While the nuclear balance remains, by itself it is hollow. Without other dimensions of Russian power, the threat to engage in mutual assured destruction has little meaning. Russia’s military could re-evolve to pose a Eurasian threat; as we have pointed out before, in Russia, the status of the economy does not historically correlate to Russian military power.

At the same time, it would take a generation of development to threaten the domination of the European peninsula — and Russia today has far fewer people and resources than the whole of the Soviet Union and the Warsaw Pact that it rallied to that effort.

Finally, while Russia could certainly fund insurgencies, the ideological power of Marxism is gone, and in any case Russia is not a Marxist state. Building wars of national liberation around pure finance is not as easy as it looks. There is no road back to the Cold War. But neither is there a road back to the post-Cold War period.

There was a period in the mid-to-late 1990s when the West could have destroyed the Russian Federation. Instead, the West chose a combined strategy of ignoring Russia while irritating it with economic policies that were unhelpful to say the least, and military policies like Kosovo designed to drive home Russia’s impotence.

There is the old saw of not teasing a bear, but if you must, being sure to kill it. Operating on the myth of nation-building, the West thought it could rebuild Russia in its own image. To this day, most of the post-Cold War experts do not grasp the degree to which Russians saw their efforts as a deliberate attempt to destroy Russia and the degree to which Russians are committed never to return to that time.

It is hard to imagine anything as infuriating for the Russians as the reset button the Clinton administration’s Russia experts — who now dominate Obama’s Russia policy — presented the Russian leadership in all seriousness. The Russians simply do not intend to return to the Post-Cold War era Western experts recall so fondly.

The resurrection of talks on the reduction of nuclear stockpiles provides an example of the post-Cold generation’s misjudgment in its response to Russia. These START talks once were urgent matters. They are not urgent any longer.

The threat of nuclear war is not part of the current equation. Maintaining that semblance of parity with the United States and placing limits on the American arsenal are certainly valuable from the Russian perspective, but it is no longer a fundamental issue to them.

Some have suggested using these talks as a confidence-building measure. But from the Russian point of view, START is a peripheral issue, and Washington’s focus on it is an indication that the United States is not prepared to take Russia’s current pressing interests seriously.

Continued lectures on human rights and economic liberalization, which fall on similarly deaf Russian ears, provide another example of the post-Cold War generation’s misjudgment in its response to Russia.

The period in which human rights and economic liberalization were centerpieces of Russian state policy is remembered — and not only by the Russian political elite — as among the worst periods of recent Russian history.

No one wants to go back there, but the Russians hear constant Western calls to return to that chaos. The Russians’ conviction is that post-Cold War Western officials want to finish the job they began. The critical point that post-Cold War officials frequently don’t grasp is that the Russians see them as at least as dangerous to Russian interests as the Cold War generation.

The Russian view is that neither the Cold War nor the post-Cold War is the proper paradigm. Russia is not challenging the United States for global hegemony. But neither is Russia prepared simply to allow the West to create an alliance of nations around Russia’s border.

Russia is the dominant power in the FSU. Its economic strategy is to focus on the development and export of primary commodities, from natural gas to grain. In order to do this, it wants to align primary commodity policies in the republics of the former Soviet Union, particularly those concerning energy resources.

Economic and strategic interests combine to make the status of the former Soviet republics a primary strategic interest. This is neither a perspective from the Cold War or from the post-Cold War, but a logical Russian perspective on a new age.

While Russia’s concerns with Georgia are the noisiest, it is not the key Russian concern in its near abroad — Ukraine is. So long as the United States is serious about including Ukraine in NATO, the United States represents a direct threat to Russian national security. A glance at a map shows why the Russians think this.

Russia remains interested in Central Europe as well. It is not seeking hegemony, but a neutral buffer zone between Germany in particular and the former Soviet Union, with former satellite states like Poland of crucial importance to Moscow.

It sees the potential Polish BMD installation and membership of the Baltic states in NATO as direct and unnecessary challenges to Russian national interest.

Responding to the United States

As the United States causes discomfort for the Russians, Russia will in turn cause discomfort for the United States. The U.S. sore spot is the Middle East, and Iran in particular. Therefore, the Russians will respond to American pressure on them where it hurts Washington the most.

The Cold Warriors don’t understand the limits of Russian power. The post-Cold Warriors don’t understand the degree to which they are distrusted by Russia, and the logic behind that distrust.

The post-Cold Warriors confuse this distrust with a hangover from the Cold War rather than a direct Russian response to the post-Cold War policies they nurtured.

This is not an argument for the West to accommodate the Russians; there are grave risks for the West there. Russian intentions right now do not forecast what Russian intentions might be were Moscow secure in the FSU and had it neutralized Poland.

The logic of such things is that as problems are solved, opportunities are created. One therefore must think forward to what might happen through Western accommodation.

At the same time, it is vital to understand that neither the Cold War model nor the post-Cold War model is sufficient to understand Russian intentions and responses right now. We recall the feeling when the Cold War ended that a known and understandable world was gone.

The same thing is now happening to the post-Cold War experts: The world in which they operated has dissolved. A very different and complex world has taken its place. Reset buttons are symbols of a return to a past the Russians reject. START talks are from a world long passed. The issues now revolve around Russia’s desire for a sphere of influence, and the willingness and ability of the West to block that ambition.

Somewhere between BMD in Poland and the threat posed by Iran, the West must make a strategic decision about Russia, and live with the consequences.

On reading


If reading is pleasure to you, then you love to read. Now, the crucial question is, are you a productive reader? Whereon I mean when you read, do you learn anything that you can apply immediately to your very life, or do the words and ideas expose in the book  just bounce around your brain’s pleasure areas for a while before disappearing like so many wisps of a morning fog?

Not that there’s anything wrong with reading just for pleasure now and again — by all means, grab a novel and hit the beach. But too often we read important stuff — how-to do manuals, business and personal development guides, science or current affairs treatises, newspapers, reviews, technical books, and yes, even personal productivity blogs with the same mindset.

Most of us probably read to make us feel good, inspired and alive, though others could do it for pleasure and amusement and not as an exercise in personal growth, and even others for strickly duty on school or at work. Here, then, I present some few more tips that can help us to read more productively:

  • Use an index card as your bookmark. That way you always have something to write on while you’re reading. Go ahead and stick a few post-its to the back for marking significant passages, too.
  • Have expectations. Not about quality, but about content. Before you start, ask yourself, “What do I expect to gain from reading this?”
  • Keep a reading journal. When you finish a book, write down a quick summary of the book, any quotes you highlighted or flagged, and what you learned from it. Or keep a collection of chapter-by-chapter notes — maybe on a blog or notebook.
  • Talk about it. Tell you boss about the new working strategy you just read about. Tell your friends about the interesting history you’re reading. We labor under the misconception that we learn by reading; we don’t. We learn by using what we’ve read (this is a very crucial remark on reading.) Then, I invite you to begin to share what you’ve just read.
  • Teach it. You don’t have to be a formal teacher to share your knowledge with those around you who might need it. When you can, take the opportunity to present the information you’ve gleaned: set up a seminar at work, organize a workshop at the local library, etc. This may not be for everyone, but let me tell you: nothing will help you make better sense of a topic than teaching it to others.
  • Always pay attention to the structure of a book. You can often learn as much from the way the author has organized their information as from the text itself.
    • (Let me give you an example: for several years, I taught anthropology from a textbook that promoted a view of humanity as defined by a group’s relationship with the natural environment. The central part of the book had a chapter on foragers, one on horticulture (small scale farming), one on animal herding, one on agriculture, and finally one on industrialist societies. Then I switched to a textbook that saw political organization as the key element in understanding human behavior. This book devoted its central chapters to the different kinds of political structure: bands, tribes, chiefdoms, and states.)
  • Google it. Nowadays, it’s easy to find authors on the web, who often post new material expanding or correcting their work after it’s published. Check out their websites — even strike up a conversation with the author if you feel like it.
  • Take a moment. People want to read fast, to get it done. That’s why speedreading courses are so popular, despite the fact that you almost never come across anyone who can successfully speedread. The reality is, reading takes time, and learning takes even more. If you only have 20 minutes to read, read for 15 and spend 5 minutes thinking on what you’ve read. If you’re not pressed for time, take long breaks between chapters, even between sections, to reflect. Also remember that when you’re reading and meditating at the same level and time, you’re making the most remarkable impression upon your brain. Reflecting on the reading is other excellent way to learn something in true.
  • Interrogate. It’s a cliche, but not everything is true just because it was in a book. While developing a Stephen Colbert-like distrust of books is probably overkill, it’s a rather good idea to ask from time to time, “How does the author know this?” and even “Does what s/he’s saying really mean this?” Making questions to what you’re just reading improves your ability to think and even sharpen your way of view. In a deep way, reading is broadening.
  • Make a list. Always carry a list of books you want to read or topics you want to read up on. You never know when the opportunity might arise — maybe you stop into a library to kill some time between obligations, maybe you notice a new used book store in your neighborhood and want to check it out, maybe someone in your office clears out a box of books from their office, whatever. As you read, add books recommended by the author to your list. And, remember, one step to create a most vigorous and so open society and, at the same time, a  roboust democracy is by all means reading books (books are the very rocks which sustaine the building of any society.)
  • Switch it up. Every now and again, read something you wouldn’t normally read. Check out an aisle of the bookstore or library you’ve never been down. Take a friend’s recommendation even if it doesn’t sound very interesting. You might be pleasantly surprised — or you might be challenged to your very core. Either way’s a net gain.